En résumé
  • La loi du 23 février 2023 interdit les installations solaires au sol qui remplacent une activité agricole sur des terres agricoles.
  • Les projets agrivoltaïques permettent l'installation de panneaux tout en maintenant une production agricole.
  • Les installations agrivoltaïques doivent être réversibles et sont autorisées pour une durée maximale de 40 ans.
  • Un avis favorable de la CDPENAF est nécessaire avant d'obtenir un permis de construire pour un projet agrivoltaïque.
  • Les terrains déjà artificialisés ou dégradés peuvent accueillir des installations solaires.

La loi APER de 2023 et ses implications

Depuis la loi du 23 février 2023, les installations solaires qui remplacent une activité agricole sont interdites sur les terres agricoles en France. Cette législation vise à protéger les terres cultivables en empêchant leur conversion en centrales solaires, garantissant ainsi la pérennité des surfaces agricoles nécessaires à la production alimentaire.

Conditions pour les installations agrivoltaïques

Pour qu'un projet soit qualifié d'agrivoltaïque, il doit respecter plusieurs critères. L'activité agricole doit se poursuivre sous ou à côté des panneaux solaires, et l'installation doit contribuer au maintien ou au développement de cette activité. Les installations agrivoltaïques sont autorisées pour une durée maximale de 40 ans et doivent être réversibles, ce qui signifie que le terrain doit pouvoir être restauré à son état d'origine après le démantèlement des équipements.

Conditions pour les installations agrivoltaïques

Photo : Pexels

Rôle de la CDPENAF dans les projets solaires

Avant d'obtenir un permis de construire pour un projet agrivoltaïque, il est nécessaire d'obtenir un avis favorable de la CDPENAF. Cette commission évalue l'impact du projet sur les espaces naturels, agricoles et forestiers pour s'assurer que les installations ne compromettent pas la préservation de ces espaces. Cet avis conditionne la validation du projet par les autorités compétentes.

Utilisation des terrains artificialisés pour le solaire

Les terrains déjà artificialisés ou dégradés représentent une opportunité pour l'installation de panneaux solaires sans empiéter sur les terres agricoles actives. Ces terrains, n'étant plus exploités pour l'agriculture, peuvent être utilisés pour des projets solaires sans impact négatif sur la production agricole. Cela permet d'augmenter la capacité de production d'énergie renouvelable tout en préservant les ressources agricoles.

Questions fréquentes

L'agrivoltaïsme est une approche qui combine la production agricole et l'énergie solaire sur le même terrain. Elle permet de maintenir une activité agricole tout en produisant de l'électricité.

Les panneaux solaires peuvent être installés sur des terrains artificialisés ou dégradés, ainsi que sur ceux utilisés pour l'agrivoltaïsme. Ces options préservent les terres agricoles actives.

La durée maximale autorisée pour une installation agrivoltaïque est de 40 ans. Les installations doivent être réversibles, permettant la restauration du terrain à son état initial.

La CDPENAF évalue l'impact des projets solaires sur les espaces naturels, agricoles et forestiers. Son avis favorable est requis avant la délivrance d'un permis de construire.

Protéger les terres agricoles des installations solaires permet de préserver les surfaces cultivables, assurant ainsi la sécurité alimentaire et la pérennité de la production agricole.